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Arrêt biologique pour l'année 2006

L’arrêt de pêche fait parti de la gamme classique des mesures techniques de gestion des ressources halieutiques, en vigueur en Mauritanie.

 

Historiquement, l’arrêt de pêche est apparu comme une revendication des armateurs nationaux (Fédération Nationale des Pêches ou FNP) appuyée par la Société Mauritanienne de Commercialisation de Poissons (SMCP) et avait pour objectif de défendre auprès du Ministère des Pêches et de l’Economie Maritime (MPEM) le besoin  « d’observer un arrêt biologico-commercial d’au moins 45 jours » et qui s’inscrirait dans les engagements faits au partenaire japonais en vue de réguler le stock au Japon.

 

Au cours des premières années de l’observation de l’arrêt de pêche en Mauritanie, la fermeture de pêche intervenait à des périodes distinctes suivant qu’il s’agissait de la pêcherie des crustacés ou bien celles des céphalopodes et autres espèces.

 

Cependant, compte tenu du caractère étroitement lié des pêcheries de pêche de fond  (biotope des espèces ainsi que leur période de pic de reproduction) la période de l’arrêt tend à être uniformisée pour différents types de pêches.

 

L’arrêt de pêche peut être pris sous différents angles, mais l’optimisation simultanée de ses différents objectifs reste difficilement réalisable.

 

En Mauritanie, l’arrêt de pêche est l’une des rares mesures techniques de gestion qui fait objet d’un suivi régulier par les services techniques du département des pêches (IMROP, DARH…). L’Institut Mauritanien de Recherches Océanographiques et de Pêche (IMROP), avec l’appui financier de la Coopération Française a accompli un certains travail de recherche visant une évaluation de l’arrêt de pêche par rapport à ses objectifs de conservation de la ressource « objectifs dits biologiques » et aux contraintes et changements socio-économiques qui en résultent.

 

Finalement, quatre résultats peuvent être attendus à travers cette mesure:

 

Ø      La régulation de l’effort de pêche. Cette mesure est nécessaire dans le cas où les prélèvements  effectués sur une espèce dépassent la capacité de renouvellement du stock (situation communément qualifiée de surexploitation) et c’est le cas pour la majorité des espèces de fonds (ou demersales) dont le poulpe qui est une pêcherie d’importance stratégique pour le pays et par rapport à laquelle le choix de la période actuelle de repos a été fixé.

 

Il faut cependant noter que l’arrêt de pêche n’est pas une solution à la surexploitation.

 

Ø      L’arrêt est une période de « répit » qui peut contribuer à faire profiter les pêcheurs du gain en poids (croissance pondérale) accumulé, notamment si le taux d’accroissement individuel en poids est important. Ce qui est le cas de l’espèce visée par la mesure qui est à savoir l’octopus vulgaris ou poulpe (pieuvre).

Ø      L’arrêt peut servir l’objectif de « repos biologique » s’il est  choisi de manière à coïncider avec la ou les périodes où les géniteurs deviennent fragiles et/ou exposés contribuant ainsi à assurer la réussite de la reproduction et à sécuriser le recrutement : C’est un repos de l’écosystème, notamment quand la mesure de l’arrêt de pêche est globale.

Ø      Cette mesure peut avoir un impact commercial bénéfique quand elle est observée durant une période de faible demande en produit sur le marché.

 

 

Au cours de l’année 2006, l’arrêt  de pêche est fixé pour les périodes :

-         Du 1er septembre au 31 octobre, pour la pêche industrielle maritime de fond (arrêté N° 1366/MPEM du 20/07/ 2006) ;

-         Du 15 septembre au 15 octobre, pour la pêche artisanale céphalopodière et pour la pêche côtière céphalopodière (Arrêté N° 1880/MPEM du 08/08/06).

Du 1er Août au 30 septembre, pour la pêche dans le plan d’eau de Foum Legleita (Arrêté N° 1681/MPEM du 31/07/06).
 


 


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